Histoire du bâton Suisse
Une nouvelle vision

Toute invention commence par une sensation de besoin.
Cette fois-ci, en étant sur le point de tout perdre, une idée a surgis au beau milieu d'une fièvre :
Assembler l'essentiel dans un bâton. Créer un objet capable de rendre l’homme en harmonie avec la nature.
Un outil unique.
Solide. Fiable. Essentiel.
Un prolongement du corps, pensé pour explorer, construire, se nourrir, se réchauffer et se défendre.
L'invention du bâton Suisse.
La montée d'adrenaline

Vue que aucune idée n'apparait parfaitement fondé, l'aventure consiste à trouver la solution au besoin ressentis.
Alors très vite, les idées affluent.
Beaucoup d’idées..
Chaque fonctionnalité ouvre une nouvelle possibilité.
Le ratio d'un poids plume et d'un outil multifonction complexifie le projet.
Le chemin devient flou. Mais ce qui finis par démotiver l'équipe, c'est que l'on n'y connais pas grand chose dans le domaine de l'aventure.
Malgré la situation, une chose reste intacte. La volonté de créer quelque chose d’unique, capable de mériter le nom du frère du célèbre couteau suisse de Victorinox.
Le désert — Partie I
Une idée n'apparait jamais toute formée. Avec ou sans expérience, il faut travailler dessus pour la développer.
Tester. Se tromper. Recommencer.
Le terrain peut sembler chaotic en y traversant, mais il reste un fidèle enseignant vue que chaque erreur affine la compréhension.
Peu à peu, une évidence apparaît :
Ce projet ne se résume pas à un produit.
Pas juste un gadget.
Une vision globale d'une aventure infinie.
Une philosophie d’autonomie.
Un symbole de liberté.
Un nouvel espoir
Avec l’expérience vient la clarté.
Les décisions deviennent plus précises. Les priorité de l'équipe s’alignent.
Ce qui était confus devient structuré.
Ce qui était instinctif devient mieux maîtrisé.
Très rapidement, un prototype fonctionnelle du bâton suisse modèle S1 commence à prendre forme.
Mais en pleine remontée, l'élan de l'équipe se brise avec l'arrivée de l'hiver et des fêtes de fin d'année.
Se lancer dans l’inconnu
Avec le premier modèle de la Série "0" concrétisé, c'est le moment de passer à l’action.
Lancement de la prévente. Premiers partenaires.
Premières préventes.
Premières productions.
Tout est nouveau.
Donc tout peut devenir incertain.
Mais le projet avance.
Et pour la première fois, il s’approche petit à petit du réel.
La lumière au bout du tunnel s’aperçoit enfin.
Le désert — Partie II
Mais tout bascule :
Blessure à la colonne vertébrale.
Un corps ralenti, presque immobilisé.
Persuadé que je ne peux plus continuer, Un investisseur se retire
Les 189000.- de fonds disparaissent.
30’000.- manquent pour finir la série du bâton S1.
Les tensions montent.
Des procédures judiciaires à mon encontre commencent.
Puis vient la rupture totale.
En pleine guérison,
C’est la Perte du logement. Pas de nourriture.
La montagne, L’hiver en pleine forêt.
Mon nouveau lieu de vie où l’on me chasse d’un endroit à un autre.
La révélation
Deux mois après une blessure à la colonne vertébrale, c’est le point de rupture.
Mais par miracle, je me relève, et dans l’adversité naît une prise de conscience :
Le bâton suisse doit évoluer.
Plus discret.
Plus compact.
Mais toujours aussi complet.
Garder l’essentiel.
Réduire le superflu.
La clé manquante pour mériter le titre du frère du couteau suisse, c’est la discrétion.
Un passage étroit
Comment continuer à innover sans aucunes ressources, chassé même en pleine nature et avec aucune crédibilité ni de notoriété restante ?
En suivant le seule vrai chemin de la liberté.
Apprendre à croire avant de voir. Même si il paraît mince.
Alors l’élan se crée petit à petit, une étape à la fois, peut importe le trajet à faire à pied, peu importe l’adversité des critiques et des menaces.
En plein chaos, sans ressources et sur le point d'être forcé à la rue, je donne toute mon énergie pour refaire des plans d'un bâton plus discret.
Les prototypes prometteur de la nouvelle série de bâtons voient le jour.
Trois modèles émergent. Les modèles de la série « S2 »
Impossible et pourtant vrai.
Ils sont porteurs de la vision complète
Une réponse concrète aux vrais besoins.
Le désert — Partie III
En utilisant ce qui m'entoure pour la création des nouveaux modèles, cette course contre la montre se gagne, mais j'arrive en forêt à bout de forces.
En levant la tête après une nuit de sommeil, je réalise que les bâtons S2 sont là. Ils existent, ici, devant mes yeux. Alors je reste en forêt quelques semaines, et ma nouvelle vie en nature est paisible. Entouré de mes animaux et d'une abondance de l'essentiel, je me sens comme au paradis. Nostalgique de ne pas pouvoir partager cette liberté avec la communauté, une autre question apparaît :
Et maintenant quoi ?! Parce que si j'y retourne, ça va être comme avant. Sans financement, sans soutien, avancer dans ce projet sera impossible. La situation médicale a trop freiné les opportunités traditionnelles. Tout arrêter ici semblerait presque logique. Alors pourquoi réessayer ?
Le rassemblement

En revenant à la ville, voici la situation : équipe désintéressée, il faut mendier et ensuite aller au magasin faute de pouvoir pêcher du bon poisson frais. Un feu en pleine ville, c'est à éviter, donc il faut manger froid. De plus, fuir les gens qui veulent te chasser de leur territoire fait partie des nouvelles habitudes journalières. Les jours paisibles en forêt, muni du bâton S2, me manquent.
Mais dans ce chaos, une nouvelle sensation émerge. Une réalisation d'un chemin si contradictoire que cela paraît impossible de le traverser : par faute d'expérience, j'ai lancé la production du bâton S1 sans suffisamment de fonds, comme si la stratégie était de compter sur la chance.
La production du bâton S1 est aujourd'hui encore inachevée, mais peut-être que le seul moyen de réussir cette étape est de réessayer une prévente en présentant le bâton S2. Parce que le signe qu'un nouveau produit est bien conçu et correctement adapté à son utilisateur, c'est que la prévente rapporte suffisamment de fonds pour la production de la série 1.
Alors aujourd'hui, une question se pose : est-ce qu'entre une utilisation multifonction, un design élégant, une conception robuste, un poids plume et une apparence discrète, le bâton S2 mérite-t-il enfin son titre de frère du couteau suisse ?
"La liberté n'a de sens que si l'on ose réessayer."
Christopher Wegmuller
